Une vie dédiée à l’engagement social
Dès le début du 20e siècle, Aline Mayrisch montre un vif intérêt pour les droits des femmes dans tous les domaines : éducation, travail, société, santé et vie associative.
Elle constate de grandes disparités partout et s’engage très vite pour une vraie égalité des femmes et des hommes dans la société.
Inspiré par le mouvement pour les droits des femmes allemand qu’elle rencontre à Munich, elle va très vite s’engager activement pour une amélioration de la situation au Luxembourg.
Depuis sa résidence et son influence à Dudelange, elle va prendre part dans, voire même initier, différents projets concrets visant une égalité réelle, loin des statuts classiques des hommes et des femmes ancrés dans la société, tout au long de la première trentaine d’années du 20e siècle.
Loin de se limiter uniquement aux droits des femmes, les différents projets sociaux dont Aline Mayrisch va s’occuper au fil du temps vont aussi concerner les enfants et les gens issus de milieux défavorisés, les tuberculeux, les infirmes ainsi que de thèmes concernant la société en général, tels que l’hygiène et la santé publique.
Ces projets vont alors changer fondamentalement l’approche du Luxembourg au niveau national à ces domaines, que ce soit la « Waldschoul », les dispensaires pour nourrissons, la première maternité moderne de Luxembourg Ville ou encore le premier Lycée pour filles.
Pour autant que ces projets sont révolutionnaires et marqueront le futur du pays à jamais, ces efforts ne resteront pas sans polémiques auprès des administrations étatiques, de la presse, de l’opinion publique, des autorités religieuses, associatives, éducatives et même politiques.
Il semblerait que l’opinion publique au Luxembourg au début du 20e siècle n’était pas encore prêt pour autant de changement radical au niveau de la mise en valeur des femmes.
Mais Aline Mayrisch ne s’est jamais contentée d’accepter ce fait et cherchait toujours à aller plus loin, à repousser les limites de ce que l’on jugeait acceptable au niveau de l’égalité, pour se heurter aux mœurs restrictives de l’époque.
Toute sa vie durant, elle va garder cet esprit d’aller plus loin, de faire plus, et les autorités et opinions conservatrices ne vont guère la freiner dans ses démarches.