Affiche association pour l'intêret des femmes
Lors de son séjour à Munich, Aline Mayrisch a probablement fait la connaissance de l’« Association pour les intérêts des femmes », qui remettait en question les rapports entre les sexes et s’engageait activement pour le droit des femmes à l’éducation et au travail, sans pour autant adopter de positions trop radicales.
En 1905, les efforts d’un certain nombre de femmes ont été réalisés pour la première fois au Luxembourg : l’extension universitaire de l’Université du Luxembourg à Bruxelles (UBL), qui fonctionnait comme une sorte d’école populaire, a pu être acquise comme partenaire et organisatrice. De plus, Emma Weber-Brugmann, l’épouse de Batty Weber, a également joué un rôle non négligeable dans ce projet.
La première série de conférences a commencé le 13 décembre 1902. Cette série de conférences n’est cependant pas restée sans critiques ; notamment le journal Lëtzebuerger Wort s’est souvent exprimé de manière négative à l’égard des conférencières.
Particulièrement remarquable est la conférence de la juriste féministe de renommée internationale, Dr. Käthe Schirmacher, sur les objectifs du mouvement féministe moderne, qui a rencontré un grand succès :
« Le samedi, Mlle Schirmacher a clairement et de manière convaincante exposé ce que la femme devait être. Point de vue féminin. Et cela devait être vrai : le point de vue féminin était plus courageux que le point de vue masculin, la femme savait plus précisément ce qu’elle voulait et pouvait le définir plus clairement et concrètement que l’homme. » (p. 80)
Le fondement d’une association féminine luxembourgeoise a été posé dès le lendemain de la conférence de Käthe Schirmacher.